Comment l’intrapreneurship permet d’exploiter la vitalité innovante brute

Comment mettre à profit l’énergie chaotique et sauvage des startups lorsque notre compagnie a passé le stade de démarrage et est maintenant bien établie?

Une startup est une entreprise qui recherche encore un modèle d’affaire stable et reproductible. Elles vivent dans un esprit aventureux rappelant celui du le Far West qui soit rempli de nouvelles choses, de nouvelles possibilités et de nouveaux problèmes créant un environnement avec les bonnes contraintes permettant d’apporter des solutions énergétiques, créatives et novatrices. Une fois qu’elles ont trouvé ce modèle d’affaire reproductible, cependant, le but devient l’exécution, et l’environnement perd son momentum dynamique.

Alors que le le rythme de la plupart des marchés s’accélèrent à vue d’oeil qu’une multitude de nouvelles entreprises maintiennent le paysage en mouvement, plusieurs chefs d’entreprises s’inquiètent de voir ces nouveaux arrivants innover et s’adapter bien plus vite que ne peut le faire leur propre compagnie.

L’herbe est toujours plus verte de l’autre côté : les startups ont le pouvoir d’innovation, mais manquent souvent de l’infrastructure et des ressources nécessaires pour mettre cette innovation en mouvement, alors que la société établie dispose à la fois de ressources et des infrastructures, mais a perdu son étincelle chaotique et créative.

L’intrapreneurship est un concept dans lequel des entreprises établies mettent en place des équipes composés gens brillants dans un environnement similaire à celui d’une start-up, mais dans le but d’innover pour le bénéfice de toute l’entreprise.

Les intrapreneurs peuvent rapidement adapter les produits et services existants à l’évolution des besoins de leurs marchés. Ils peuvent découvrir de nouveaux besoins et demandes directement des clients et développer de nouvelles solutions pour y répondre. Ils peuvent chercher à remplacer les vaches à lait de la société en créant de nouvelles solutions révolutionnaires avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

L’utilisation d’intrapreneurs ne demande pas une transformation de votre entreprise. Ils opèrent dans leur bulle, ce qui leur accorde la liberté dont ils ont besoin sans affecter le reste de l’entreprise. La mise en place de ces équipes est peu coûteuse et nécessite, voire même exige une ingérence minimale de la part des dirigeants. La meilleure partie? Elles vivent ou meurent à la vitesse de livraison et à la convivialité des solutions qu’elles créent, réduisant ainsi les risques de perte de temps et de budget.

Intrapreneurs vs R&D

« Nous avons déjà une équipe de Recherche et Développement ». Les équipes d’intrapreneurs et celles de R&D ne sont pas interchangeables. Elles sont deux types d’entités différentes travaillant dans de très différentes conditions, et de qui des résultats différents sont attendus.

Les équipes d’intrapreneurs sont faites pour trouver des stratégies et les valider dans le monde réel rapidement. La rapidité et la validation du monde réel sont deux éléments fondamentaux. Leur rôle est moins de trouver de nouvelles voies que de faire de petites corrections de parcours rapides pour trouver le meilleur ajustement de marché en un minimum de temps.

Lorsque les équipes d’intrapreneurs sont également le fer de lance de l’innovation, elles partent du besoin du client et cherchent comment le résoudre. Pas de projets dont l’ambition dépasse l’entendement, pas d’approches purement théoriques, seulement des expériences fondées sur la réalité. Cela conduit à une amélioration continue et à la visibilité des nouveaux besoins des clients pouvant déboucher sur de nouveaux produits ou services.

En tant que tel, tout cela rend les équipes d’intrapreneurs excellentes en innovation progressive et en innovation opportuniste.

D’autre part, les équipes de R&D ont la mission, le budget et le temps nécessaires pour explorer de nouvelles stratégies, pataugeant souvent sur un territoire que personne n’avait envisagé auparavant. Les équipes de R&D doivent secouer les idées, créer des choses dont personne n’a (encore) besoin et découvrir ce que l’avenir pourrait devenir.

Lorsqu’elles sont également le porte-lance du l’ajustement produit / marché (ce qu’ils font habituellement avec des équipes de marketing produit), elles partent de leurs produits ou services expérimentaux pour rechercher un marché approprié ou créer un nouveau marché autour de leurs innovations.

En tant que telles, les équipes de R&D sont conçues pour l’innovation radicale.

La plupart des entreprises en orientées clientèle s’en sortiraient bien avec seulement une équipe d’intrapreneurs, resteraient au même niveau que la concurrence et conserveraient toujours une offre haut de gamme.

Mais si votre entreprise peut se permettre les deux types d’équipes, vous avez de la chance. Chacune doit avoir un objectif clair pour pouvoir se compléter. Laissez le groupe R&D créer de nouvelles choses, et laissez le groupe d’intrapreneurs découvrir de nouvelles voies de recherche pour la R&D qui soient basées sur la réalité, puis peaufiner les résultats pour les adapter aux besoins réels des clients et générer plus rapidement un retour sur investissement.

L’approche de Moabi en matière d’intrapreneuriat

Moabi a une approche unique pour enseigner l’intrapreneuriat basée sur la structuration du chaos, la maîtrise d’expériences ciblées, des communications claires et un travail d’équipe fantastique.

Cette approche excelle dans la canalisation des énergies créatives brutes vers des solutions pratiques dont une entreprise établie peut tirer profit.

Nous enseignons comment co-créer le bac à sable idéal

L’intrapreneurship opère au bord même du chaos, avec des changements, des ajustements et des expériences constants. En tant que tels, ces équipes nécessitent beaucoup plus de marge de manœuvre que toute autre équipe de la compagnie. Vos processus, ces décisions prédéfinies qui aident à gérer une organisation complexe, constituent des obstacles concrets pour les intrapreneurs. Ils ont besoin de quelque chose de différent.

Que ces équipes soient libres des contraintes imposées par les processus standard ne signifie pas qu’elles soient anarchiques ni sans but. Vos équipes d’intrapreneurs travaillent toujours pour votre entreprise et leurs objectifs doivent rester alignés avec les vôtres.

Pour y parvenir, nous utilisons le modèle Podularity de Dave Gray, du livre The Connected Company. Le modèle consiste à former des équipes autonomes, appelées pods, reliées au reste de l’entreprise via un bac à sable, appelé l’épine dorsale, dans lequel les attentes, les ressources, les données et les outils sont co-définis entre le pod et la direction. Les pods bénéficient d’une totale autonomie, tant qu’ils restent dans leur bac à sable, et donnent des résultats. Plusieurs pods peuvent fonctionner au sein d’un même réseau, ou en utiliser de différents si leur contenu est plus approprié à ce qu’ils essaient d’accomplir. Les pods sont également censés générer leurs propres revenus ou générer un retour sur investissement pour l’entreprise en échange d’un budget. En cas d’échec de la livraison, le pod aura échoué, ce qui n’est pas grave et n’affecte pas le système dans son ensemble.

Pour les pods intrapreneuriaux, l’épine dorsale doit être conçue pour répondre aux besoins de la direction et des pods. Les attentes et les conditions de réussite doivent être claires, tout comme les ressources disponibles. L’épine dorsale est co-créée entre la direction et les pods participants et est maintenue dans un état en constante évolution. Dans ce contexte, les pods reçoivent généralement un budget de la part de l’entreprise, à condition qu’ils offrent la valeur attendue et respectent les règles spécifiées dans l’épine dorsale. La société agit de manière s’approchant davantage d’un investisseur dans une startup plutôt que d’un employeur. Les pods s’autogèrent, notamment en gérant leur budget et leur personnel.

Pour les entreprises qui souhaitent expérimenter avec des groupes autonomes ou qui souhaitent se restructurer pour adopter un modèle plus distribué plutôt que centralisé, Podularity offre un excellent moyen de procéder étape par étape, en apprenant à le faire mieux avec chaque nouveau pod et limiter les coûts et les risques associés à la transformation à grande échelle.

Nous enseignons comment mener de petites expériences contrôlées visant à établir des jalons clairs

Le travail dans un environnement non bureaucratique et orienté expérience pourrait sombrer dans un chaos improductif à moins d’être canalisé dans un cadre approprié.

Le cadre requis par les intrapreneurs doit être flexible, basé sur des expériences, avec des étapes claires pour pouvoir garder le focus. Nous utilisons le modèle Lean Startup d’Eric Ries comme cadre. Créée pour canaliser de manière productive les efforts expérimentaux des startups vers des résultats tangibles et une réduction des risques, Lean Startup se concentre sur la création d’un produit minimum viable, à tester avec un groupe d’adopteurs payants, et utiliser le retour d’expérience pour développer une solution plus complète qui répond aux besoins des clients. Le modèle utilise une boucle d’apprentissage (Construction → Produit → Mesure → Données → Apprentissage) pour l’amélioration en continue et l’atteinte rapide des objectifs. Les solutions non satisfaisantes sont rejetées. Cette description omet plusieurs éléments clés du modèle, mais elle remplit assez bien l’objectif d’une équipe d’intrapreneurs.

Expérimenter est à la fois un art et une science, et même de bons expérimentateurs naturels doivent apprendre les réalités commerciales de ces expériences : comment les encadrer pour maximiser l’apprentissage à moindre coût, ainsi que pour gérer les risques et les dépenses. Cette responsabilité d’affaire face à leurs expériences est la clé de ce que Moabi enseigne aux équipes d’intrapreneurs.

Les expériences ont pour seul but de répondre aux trois questions qui sont à la base de toute entreprise d’intrapreneuriat. Ces questions agissent comme des jalons progressifs et l’expérience ne peut passer à la question suivante que si la réponse à une question est «oui». Si c’est «non», l’expérience est terminée.

1- «Peut-on le faire?» : La première question à laquelle il faut répondre pour que la solution reste valable. Une solution apparemment géniale qui n’a aucun moyen réaliste de se concrétiser et de s’appliquer doit être écartée le plus tôt possible pour orienter l’effort vers une solution plus réaliste.

2- «Est-ce viable?» : L’éventail des possibilités est impressionnant, mais l’objectif est de fournir à l’entreprise une solution exploitable commercialement. Lorsqu’elles tentent de valider cette deuxième question, les équipes doivent explorer des moyens de réduire les coûts de la solution et de la conditionner de manière à en faciliter la mise en œuvre. Si cela est considéré comme viable, il est temps de passer à la dernière question.

3- «Peut-on le faire à plus grande échelle?» : Les entreprises ont rarement recours à des solutions mono-unité ou mono-instance. La solution doit être disponible pour un grand nombre de clients. Peu importe qu’il s’agisse d’un produit, d’un service ou de quelque chose d’autre: à un certain moment, la solution devra être disponible à grande échelle tout en restant viable. Une solution non évolutive ne sert pratiquement à rien pour l’entreprise.

Une fois que les trois questions ont reçu une réponse positive, la solution est prête à être livrée à l’entreprise pour une production en série ou une mise en place.

Nous enseignons comment planifier et communiquer

Pour une entreprise centralisée, traiter avec des groupes autonomes et autogérés peut être intimidant. Pour faciliter les choses, ils doivent être considérés comme des partenaires commerciaux ou des sous-traitants plutôt que comme des employés directs.

La gestion d’une relation de partenaire nécessite une communication claire et transparente. Pour ce faire, Moabi privilégie la technique populaire de user story mapping de Jeff Patton, même si nous y avons apporté quelques modifications afin de mieux servir le but de la relation entreprise / pod.

Le story mapping est essentiellement un carnet de produit à deux dimensions dans lequel le travail à effectuer est organisé de manière visuelle sur tous les éléments du projet, ainsi que dans une série de versions incrémentielles réparties dans le temps. Le story mapping brille par la facilité avec laquelle il facilite la planification coopérative : toutes les parties prenantes participent à la session de story mapping, ce qui résulte après une journée ou deux de planification en un plan clair et approuvé par toutes les parties concernées. Aucune approbation supplémentaire requise. Au fil du temps, au fur et à mesure que les tranches de valeur sont livrées, le plan sera revu et ajusté, ce qui en fera une planification vivante.

Pour mieux servir les réalités de l’intrapreneuriat, les trois questions sont intégrées au story mapping sous forme de jalons. Ceci permet à l’équipe intrapreneuriale de se concentrer sur son prochain objectif, permet à l’entreprise de suivre les progrès de l’équipe par rapport aux objectifs et de décider de poursuivre pour arrêter l’expérience à chaque étape.

Nous enseignons à construire une vraie équipe et à l’autogérer

Les équipes sont en vogue en ce moment. Être un bon joueur d’équipe est une attente commune pour la plupart des employés. Et pourtant, la grande majorité des «équipes» ne sont que des groupes de personnes affectées à la même tâche, et non des entités dynamiques.

Nonobstant le fait que nous ayons été incités à travailler en équipe depuis notre enfance, la plupart des gens n’ont expérimenté que des équipes dirigées par des leaders et dont les membres devaient accomplir le travail qui leur était assigné. Une équipe, c’est tellement plus que ça!

Une équipe remarquable est un groupe auto-organisé et souvent auto-géré, qui repose sur des objectifs et des limites partagés pour accomplir beaucoup plus ensemble que chaque membre de l’équipe ne pourrait jamais le faire seul. Une bonne équipe apportera le meilleur de ses membres. Chez Moabi, nous sommes fermement convaincus qu’apprendre à créer et gérer une bonne équipe est un élément essentiel du succès.

Nous favorisons les Équipes Pyrates, une composante du Système Pyrate de Maurice Lefebvre, pour aider les équipes en devenir à apprendre à s’organiser, à trouver un objectif commun et à partager la responsabilité et la redevabilité. Cette approche s’appuie sur la capacité des équipages de pirates du XVIIIe siècle à s’autogérer malgré leurs différences et à s’attaquer couramment à des menaces bien plus grandes qu’eux.

Mettez à profit l’énergie novatrice d’une startup DÈS AUJOURD’HUI. Moabi propose un atelier de deux jours ainsi qu’un programme de soutien pour vous aider à mettre en place et à gérer vos propres équipes d’intrapreneurs

Contactez-nous maintenant et voyons comment nous pouvons vous aider à agir rapidement et en toute sécurité..

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